@EquipierQuick VS France Quick : les feux de l'amour

Publié le 2 Janvier 2013 par Equipier Quick

Résumé : Le 1ier novembre 2012, je décidais d'ouvrir un compte sur le réseau social Twitter, @EquipierQuick, pour à la fois dénoncer ce que j'avais vécu durant plusieurs semaines et décrire les coulisses d'un restaurant Quick, appelé aussi "Mystère". A aucun moment, il ne m'est venu à l'idée de mettre à mal la marque, ou encore blesser (selon la direction) des collègues... bien au contraire. Le but final : faire avancer les droits des équipiers, peu importe son employeur. Et qu'un équipier ne soit plus pris, pour un... con.

Contexte : Le compte Twitter, @EquipierQuick, a été ouvert le 1ier novembre 2012. Pendant deux jours, le contexte de mon emploi a été décrit, pour (enfin) commencer à "live-tweeter" presqu'en temps réel ma vie professionnelle le 3 novembre dernier.

Le "bad-buzz" : Entre le 2 et 3 novembre, la fameuse délation de la seconde guerre mondiale, tellement utilisée pendant l'occupation nazie, revient au galot. La responsable de la communication de France Quick SAS, est alertée par un internaute, selon ses déclarations, en messages privés sur Twitter. Par la même occasion, et avant même qu'elle ne se dévoile, son compte me paraissait suspect et je l'avais questionné sur sa qualité au sein de Quick. Il s'agissait de Valérie Raynal, chargée de la communication de la société, maintenant Française, Quick.

Le "bad-buzz" bis : Mi-novembre, un deuxième compte sur Twitter, ne m'appartenant pas, est ouvert "QuickEquipier".

Le "very bad-trip" : Malheureusement, la société France Quick SAS, confond les deux comptes et mélangent ainsi mes tweets et celui de mon "jumeau" virtuel.

Mais voilà. Malgré de nombreuses demandes d'interviews de la part de journalistes (radios, télévisions, PQR, et 2.0), j'ai décidé d'accorder deux interviews, toutes les deux contrôlées et soigneusement vérifiées par un journaliste de Slate.fr, puis ensuite auprès de la rédaction provençale de MlActu.fr, qui pour ce dernier, publiera même un édito très fort contre Quick, et notamment sur celui d'Avignon Cap-Sud. Celui-là même, accusé par le Procureur de la République de cette même ville, d'avoir causé involontairement le décès d'un adolescent. Une affaire, qui en 2011, avait défrayé la chronique en Europe.

C'est cet édito de MlActu.fr qui a mis le feu à la société France Quick SAS. Qui a décidé, en quelques heures, et en plein dimanche, de mobiliser les Ressources Humaines et ses avocats parisiens, afin d'arrêter ce "bad-trip" comme le soulignait à l'époque RTL.be (avec qui je n'ai jamais eu de contact). Les indices étaient maigres mais... puisque l'édito insistait sur le restaurant "Cap-Sud" d'Avignon (dans le Vaucluse, au fait !), les dirigeants, en colères, étaient sûr et certains qu'il s'agissait de ce restaurant.

Mais alors de quel restaurant s'agissait-il ? Celui d'Avignon Cap-Sud, ou celui de Marseille situé sur le Vieux Port (également soupçonné d'abriter la taupe) ? Mystère.

Avant de tout dévoiler, revenons sur l'interview -ou intervention- de Valérie Raynal. Cette dernière, a osé assurer à Slate.fr que je ne risquais strictement rien. Une promesse, publique donc. Elle a également assuré à sa direction que malgré toutes les tentatives de contacts avec ma personne, il n'y avait eu aucun retour. Double culot. Double... mensonges ! En effet, il y avait bien un contact avec cette personne, et je lui ai même envoyé un mail (j'attends toujours sa réponse, d'ailleurs) puisque Twitter ne permettait pas de communiquer convenablement en messages privés. L'autre mensonge est simple : je ne risquais rien, selon son intervention sur Slate.fr ! Bing, un mensonge public cette fois, car oui, la sanction est tombée (sans aucune preuve au passage), je suis mis à pieds depuis un certain temps. Sans document justificatif (puisque La Poste a bien eu un dysfonctionnement, ce qui a été confirmé par le service clients). Sans explication de la part des managers "j'ai eu ordre de ne plus vous accepter dans l'entreprise dès aujourd'hui", m'a-t-on simplement annoncé. Et paf. Le mensonge de Valérie Raynal prend forme.

Les menaces prendront ensuite la place des mensonges.

Bizarrement, MlActu.fr a ainsi reçu un droit de réponse (ce qui est le droit de toute personne, morale ou physique, concernée par un sujet diffusé dans la presse) de la part des... avocats de France Quick SAS. Chargés de me poursuivre ("il ne risque rien", disait Valérie Raynal) et de remettre en place MlActu.fr, le droit de réponse est envoyé par mail puis par courrier (voie un peu plus officielle, avouons-le). Le comble de ce droit de réponse (publié sur MlActu.fr), le sous-entendu sur une supposée relation que j'entretiendrai avec la journaliste. Entre autre, et rien que ça. Nous en avons bien ri, je dois vous l'avouer... Cependant, ce n'est pas la première fois que les avocats de France Quick SAS accusent un journaliste d'avoir une relation particulière avec une personne. Rue89 en a fait les frais, devant la 17ième chambre correctionnelle de Paris selon un document que j'ai pu me procurer et disponible ici.

Autre menace : "il va le payer très cher", des propos tenus par un responsable de France Quick SAS, chargé de plusieurs restaurants en France. Allons-bon, les nerfs lâchent pourrions-nous supposer. Mais l'intensité de cette phrase, prononcée devant des équipiers, était forte. Très forte.

Alors, oui, ce que j'ai raconté n'était que ce que j'ai vécu dans ce restaurant. Equipier de niveau 1, j'étais en formation (qui durait deux mois). J'ai été pris pour un idiot, une bête de foire. J'ai été insulté, et ce n'est que la vérité. On a même osé me comparer à une fille. J'ai vu des équipiers pleurer. S'énerver. Craquer. Un manager traité de "demi-manager" puisque fatigué (la fatigue, est à bannir, semble-t-il). Et encore, je n'ai pas tout dit. Oui il y a eu des problèmes. Des problèmes résolus semble-t-il depuis quelques semaines.

Pour la propreté, je demanderai à France Quick SAS d'arrêter de jouer sur la carte du (dialogue fictif) "mais les QSP* n'ont rien mis en évidence". Une QSP étant une inspection, très poussée et qui normalement ne doit pas être prévenue aux responsables du restaurant contrôlé. Cependant, nous, nous l'avons été. En effet, dès le lundi 29 octobre, nous étions au courant d'une inspection poussée. Nous avons eu le temps de tout faire proprement. Tout comme pour la deuxième, envoyée par la direction, tout le monde avait été mis au courant. Dire le contraire serait facile, je l'avoue, mais les faits sont là. Et oui, ce Quick a une bonne note.

Cependant, je serai fou de dire que c'était sale à 100%. Des endroits étaient régulièrement oubliés volontairement, par manque de temps, tout simplement. Mais la personne m'ayant formé était (et est toujours) une maniaque compulsive que j'adorais ! Cependant dans un fast-food les équipes tournent, et on ne travaille pas toujours ensemble.

Quand je décrivais que des emballages étaient tombés à terre, et avaient été réutilisés, je ne mentais pas. Si cela avait été cette équipière en pleine évolution (vers le niveau 2) ils auraient été jetés sans plus tarder. Mais non, par soucis d'économie "les emballages coutent chers" nous a-t-on claqué une fois, ils ont été réutilisés cette fois-ci.

En plus des mensonges, en plus des menaces, il y a aussi la perversité de certains chez Quick. En effet, depuis près de deux semaines, je constate des comptes "fakes" sur Twitter, comprendre de faux comptes, tournant autour d'une seule et unique personne, venue pour m'insulter, et s'acharner sur mon compte, tout en croyant savoir qui est derrière ce compte @EquipierQuick. Affligeant, et pathétique comme le vocabulaire et la conjugaison utilisés par cette dernière. Dommage, le débat aurait très certainement été prometteur... j'en suis sûr et certain.

A tout de suite, dans un autre billet... pour la suite !

@EquipierQuick.

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moolz 03/01/2013

Le début d'une grande saga ? Belle initiative. J'avais fait la même chose il y a quelques années avec une société du bâtiment, qui n'avait bien sûr, pas la même renommée que Quick. C'est amusant. Pour avoir déjà visité les coulisses de plusieurs Quick, je ne suis pas très surpris de votre compte-rendu. Courage.

bliss 06/01/2013

Les agissements de la direction de Quick SONT A GERBER. J'espère que leur ligne de conduite sera médiatisée et que les consommateurs prendront conscience que ces gens ne respectent ni leurs employés, ni leurs clients. Exploiter les salariés et les attaquer de manière personnelle (comme relaté sur l'article de Slate du 5 janvier) sont des actes déplorables mais malheureusement pratique courante aujourd'hui sans que personne ne lève le petit doigt. Bon courage EquipierQuick, et sois sûr que tu es soutenu !

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